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Kinshasa Proximité
Célébration du nouvel an 6263 par la Communauté Kamite Internationale, suivant le calendrier égyptien antique : les gardiens de la civilisation pharaonique en carnaval dans les rues de Kinshasa.
Si le calendrier greco-romain situe le temps présent à seulement 2026 ans, tirant le début de l’ère actuelle à la naissance de Jésus-Christ, celui légué par les pharaons d'Égypte, par contre, affiche déjà 6263 ans de l’ère actuelle. C'est à cet instrument de mesure de temps que se référent les Kamites (africanistes) pour célébrer le nouvel an dont les festivités préliminaires se tiennent au cours des moins de Juillet et d' Août de chaque année, suivant le calendrier universel officiel. C'est la raison du carnaval organisé par la Communauté Kamite Internationale, mouvement d'éveil de la conscience africaine, assistée par ses contemporains du même courant de pensée.
Si le calendrier greco-romain situe le temps présent à seulement 2026 ans, tirant le début de l’ère actuelle à la naissance de Jésus-Christ, celui légué par les pharaons d'Égypte, par contre, affiche déjà 6263 ans de l’ère actuelle. C'est à cet instrument de mesure de temps que se référent les Kamites (africanistes) pour célébrer le nouvel an dont les festivités préliminaires se tiennent au cours des moins de Juillet et d' Août de chaque année, suivant le calendrier universel officiel. C'est la raison du carnaval organisé par la Communauté Kamite Internationale, mouvement d'éveil de la conscience africaine, assistée par ses contemporains du même courant de pensée.Dimanche 19 Juillet dernier, la place Lumumba de Limete s'est réveillée dans une ambiance bien particulière. Des hommes et femmes en tenues traditionnelles, accompagnés d'un groupe de fanfaristes, entonnant des chants d'honneur aux ancêtres, ces jeunes kamites se sont regroupés déjà à 08 heures du matin, pour célébrer le nouvel an 6263. Après la cérémonie de lancement par l'exécution d'un culte dédié à l'ancêtre Lumumba devant son moment, ils ont parcouru près de 10km à pieds pour chuter au monument de Koko Matete, dans la commune de Matete, où ils ont tenu une brève cérémonie ancestrale visant à dérouter les esprits malveillants qui tenteraient de désorienter la mission et la vibration de cet ancêtre qui a tout donné pour protéger son territoire contre kdes menaces des impérialistes.Chemin faisant, l'on croirait assister à une campagne d'évangélisation. Aucun passant n’a manqué de question à poser, et la qualité de réponses de ces dignes descendants de Mfumu Kimbangu a constitué l'objet d'études approfondies pour plus d'un."Nous sommes porteurs des sangs, noms, morphologies et identités de nos ancêtres. Ce n'est pas seulement la culture qui doit nous séparer d'eux. Nous ne sommes pas contre les autres peuples du monde, ni leurs civilisations. Plutôt, nous voulons que ceux-là nous reconnaissent aussi comme peuple, ayant des sentiments, des droits, des valeurs qui ne doivent pas nécessairement leur rassembler. Notre démarche est pour la souveraineté, et rien d'autre", déclaraient-ils à très haute voix.Juste après la cérémonie au monument de Matete, la délégation s'est rendue au siège du label Afrosta, toujours à Matete, une organisation Kamite œuvrant dans le domaine artistique, où un grand culte des ancêtres a été au rendez-vous. Ici, les regards et les mains levées vers la direction de la levée du soleil, la fumée de l'encens allumé encercle les sujets, les chants de révolte et de louange aux ancêtres divinisés entonnés, et tout porte à croire que l'indépendance réelle de Kama (Afrique) retournera à son peuple un mode de vie qui sera tout à fait nouveau pour les africains acquis à la cause impérialiste.Prenant la parole devant la presse, le porte-parole de la Communauté Kamite Internationale, KAMITE Imhotep Katumba Musuya, a rappelé le sens et la raison d'être de cette activité. "Nous sommes le seul peuple au monde jusqu'à ce siècle à avoir perdu son identité, son sens d'être et sa vraie valeur. Nous avons tellement tout perdu qu'il ne nous reste même pas la dignité. Nous sommes devenus tout le monde, sauf nous-mêmes. Aujourd'hui est donc une action pour marquer la résurrection de l’Homme Noir ainsi que de son Continent. Je ne veux pas parler de la renaissance, plutôt que la résurrection, parce que celui qui renaît perd toute sa mémoire, tandis que celui qui ressuscite, reviens avec toute sa mémoire. Quant à nous, nous n'avons pas perdu la conscience historique de notre passé. Voilà pourquoi nous célébrons notre nouvel an en se basant sur le calendrier nous légué par nos aïeux, qui n’a rien à voir avec celui que Grégoire a légué à nos frères de d'occident", répondait-il.Juste après, une cérémonie d'accueil des organisations kamites ayant pris part à l'activité. Après le mot d'accueil par la princesse Nesut Boyenge Ngonda et le mot de circonstance par le porte-parole de la CKI, place était à la présentation de chaque structure présente au rendez-vous. CKI / Kongo-Central, Csak, École Patriotique, Mahindule, Makasi ya Kongo, Afrosta, Mera, Yabiso Kulture, S-Cat studio, Pole na Mokili, toutes ces organisations ont parlé le même langage, chacune sous sa forme : le réveil et l'émancipation de l'homme noir à tout prix.Pour B’ulopwe Koko Nyamabu, Secrétaire Général en Charge de la Spiritualité Ancestrale, il faut avoir un esprit complexe et éviter toutes confusions. Il pense que le monde tend à devenir multipolaire, et que les nations se regroupent en plateformes civilisationnelle. Selon lui, l'Égypte antique étant la référence civilisationnelle des nations africaines actuelles, il convient de s'y référer pour assurer l’unité africaine, en vue de déjouer le piège de l'occident diviseur.Se référent au calendrier égyptien, il précise : "Chez nous en Afrique, lorsqu'on parle de Mbula ya Sika, cela veut dire seulement nouvel an, soit nouveau cycle d'une saison. Cela veut dire que chaque peuple a son cycle, d'où son calendrier. Or, chez nous, ce nouveau cycle intervient entre les mois de Juillet et Août. Et l'avènement de ce cycle nouveau avait toujours été célébré par nos aïeux pendant ces deux mois. Voilà pourquoi nous commençons notre célébration aujourd'hui, le 19 juillet, date qui ouvre les festivités pour toute Kama".Signalons que la CKI lance déjà les préparatifs d'une autre grande activité en date du 2 août de l'année en cours, toujours dans le cadre de la célébration du nouvel an Kamite. Elle invite ainsi tous les curieux à la découverte de la pensée Kamite à bien vouloir prendre part à ladite activité, en vue de trouver des réponses à leurs questionnements sur la vraie Afrique et le vrai africain.Patriote Benz Bwanakawa