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Kinshasa Proximité
Appel au dialogue inclusif par Félix Tshisekedi : le parti AGCO de Jean-Calvin Mbweso donne sa voix à travers une déclaration faite par son leader.
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a manifesté enfin sa flexibilité en faveur d'un dialogue inclusif entre les dignes fils et filles du pays, sur demande des évêques surtout catholiques et protestants, après un bon nombre de tentatives de la part des princes de l'Eglise, mais sans succès...
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a manifesté enfin sa flexibilité en faveur d'un dialogue inclusif entre les dignes fils et filles du pays, sur demande des évêques surtout catholiques et protestants, après un bon nombre de tentatives de la part des princes de l'Eglise, mais sans succès. La décrispation politique au pays et l'arrêt des conflits armés qui endeuillent la nation étant les vrais moteurs de la demande de ce dialogue, l'adhésion tardive à cette proposition par le premier des congolais n'est pas considérée par tous de la même façon. Pour le parti Avenir du Grand Congo (AGCO), prudence doit rester mère de sûreté, car qui a bu, boira.L'Avenir du Grand Congo (AGCO) se dit avoir suivi avec beaucoup d'attention la rencontre entre les autorités de l'Église du Christ au Congo (ECC) et le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et en a appris que le Président de la République a donné son accord de principe pour l'organisation d'un dialogue national inclusif, ce qu'il qualifie d’une bonne nouvelle pour tous les Congolais qui veulent voir la RDC retrouver la paix, l'unité et la stabilité. Il pense d'ailleurs que travailler pour l'unité du peuple est l'une des missions que la Constitution confie au Président de la République.Tout en communiquant sa satisfaction à la nouvelle, il pose quand-même une question, qui, selon lui, mérite d'être posée. La question est de savoir "pourquoi le Président accepte-t-il aujourd'hui ce dialogue alors qu'il ne l'a pas voulu auparavant ?"."Un dialogue est toujours une bonne chose, mais seulement si ceux qui y participent respectent les engagements qui seront pris. Car un dialogue produit des compromis et des accords. La vraie question est donc celle-ci : ces accords seront-ils réellement respectés ?" se demande Jean-Calvin Mbweso, président national de l’AGCO.Poursuivant la déclaration, le nomber one de l’AGCO, laisse entendre que beaucoup de congolais se souviennent que plusieurs engagements politiques pris dans le passé par le Président Félix Tshisekedi n'ont pas toujours été respectés, chose qui permet au commun de mortel de demander d'inviter tois ceux qui prendront part à ce dialogue qui profile à l'horizon d'être prudents et d'obtenir des garanties sérieuses avant de faire confiance aux promesses."Nous adressons aussi un message aux responsables des Églises. Leur mission est de rapprocher les congolais et de défendre la paix. Mais ils doivent rester vigilants afin que leur bonne foi ne soit pas utilisée à des fins politiques. Demain, personne ne doit pouvoir dire que les Églises sont responsables si les engagements pris pendant le dialogue ne sont pas respectés", a ajouté le premier adhérent de l’AGCO.Et d'ajouter : "Aujourd'hui encore, le climat politique reste marqué par des tensions et par des violences lors de certaines manifestations. Beaucoup de Congolais estiment que chacun devrait pouvoir exprimer librement ses opinions sans craindre des intimidations ou des attaques. Une vraie démocratie doit protéger tous les citoyens, quelle que soit leur opinion politique".Pour Jean-Calvin Mbweso, les Congolais n'ont pas non plus oublié certaines décisions prises au début du mandat de Félix Tshisekedi, notamment le rapprochement diplomatique avec le Rwanda, qui continue de faire débat dans le pays. Il pense que toutes ces situations expliquent pourquoi une partie de la population préfère rester prudente avant d'accorder sa confiance, car, dit-il, "la confiance ne se demande pas ; elle se mérite".Selon le Président national de l’AGCO, Jean-Calvin Mbweso, si le Président Félix Tshisekedi est vraiment sincère dans sa volonté de dialoguer, qu'il le prouve par des actes. Ainsi donc, il invite tout d'abord le Chef de l'Etat à s'adresser officiellement à la nation congolaise pour promettre clairement qu'il respectera la Constitution, qu'il ne cherchera pas à la modifier pour servir des intérêts politiques, et qu'il organisera les prochaines élections dans les délais prévus par la loi, avant de rappeler qu'en 2023, des élections ont été organisées malgré l'occupation d'une partie du territoire national. Ce qui revient à dire que le Président de la République doit garantir la même volonté pour les prochaines échéances."Le peuple congolais veut voir une deuxième alternance démocratique dans notre pays. Notre démocratie ne doit pas dépendre d'un seul homme, mais des institutions et du respect de la parole donnée. En ce qui concerne ce dialogue, l'AGCO reste prudent. Nous craignons qu'il ne serve simplement à gagner du temps au lieu d'apporter de vraies solutions aux problèmes du peuple congolais", a renchéri Jean-Calvin Mbweso au nom de son parti.Le Chef de file de l’AGCO conclut la déclaration en insistant que son son parti espère bien tromper mais prie tout de même que, cette fois-ci, le Président de la République respecte sa parole jusqu'au bout, car, dit-il, le Congo mérite la paix, la vérité, la justice et des dirigeants qui tiennent leurs engagements.Patriote Benz Bwanakawa