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Kinshasa Proximité
Dialogue continental sur la jeunesse, la paix et la sécurité : la Dyjekim présente au Burundi pour représenter la jeunesse victime des conflits armés dans l'Est de la RDC
La 5e édition du Dialogue continental sur la jeunesse, la paix et la sécurité se tient du 10 au 12 août 2026 à Bujumbura, capitale économique du Burundi. Lancé par le président Évariste Ndayishimiye, cet événement annuel de l'Union africaine intègre cette année l'agenda sur les femmes, la paix et la sécurité.
La 5e édition du Dialogue continental sur la jeunesse, la paix et la sécurité se tient du 10 au 12 août 2026 à Bujumbura, capitale économique du Burundi. Lancé par le président Évariste Ndayishimiye, cet événement annuel de l'Union africaine intègre cette année l'agenda sur les femmes, la paix et la sécurité. Suivant son l'objectif réunir près de 1.500 participants de l'Union africaine à Bujumbura, reconnue capitale africaine de la jeunesse, la jeunesse congolaise victime des conflits armés devenus récurrents dans la partie orientale du pays est représentée par la plate-forme qui les réunit, à savoir la "dynamique de la jeunesse du Kivu, Ituri et Maniema".C'est dans le but de faire entendre la voix de la jeunesse congolaise à ses assises de haut niveau continental que les cadres de la Dyjekim ont dû faire le déplacement de Kinshasa pour participer au travaux de ce Dialogue continental présidé par le Chef de l'Etat burundais, Evariste Ndayishimiye, reconnu comme Champion de l'Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité de l'union africain et Président en exercice de cette organisation, qui a tenu un discours magistral lors de l'ouverture des travaux, lequel s'est reposé essentiellement sur "la paix", qu'il a placée au cœur des enjeux de développement de l’Afrique. Selon lui, le continent ne pourra atteindre les ambitions fixées dans l’Agenda 2063 sans stabilité, bonne gouvernance et gestion responsable de ses ressources.Placée sous le thème : « Eau, paix et leadership en Afrique : institutionnalisation du rôle stratégique des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation durable de la paix grâce à une gouvernance responsable des ressources, le premier jour de ces travaux a permis à la Dyjekim de s'exprimer à travers l'un de ses cadres en charge des questions de la région, Espoir Bulangalire, sur la place que doivent occuper les jeunes Africains dans l’écosystème de l’intelligence artificielle et des technologies de demain."Il est donc essentiel de permettre aux jeunes Africains d’intégrer toute la chaîne technologique : de la recherche à la conception, de la conception au développement, et du développement à la mise en œuvre et à la commercialisation des solutions. Cette transformation nécessite également une volonté politique et financière. Les États africains, l’Union africaine, le secteur privé, les universités et les partenaires au développement doivent créer un environnement dans lequel un jeune Africain ne soit pas seulement formé pour utiliser une technologie conçue ailleurs, mais puisse être formé, financé et accompagné pour créer lui-même la technologie dont l’Afrique a besoin", disait-il d'un ton fort.Et d'ajouter : "L’enjeu n’est donc pas simplement de savoir comment l’Afrique va utiliser l’intelligence artificielle. L’enjeu est de savoir quelle intelligence artificielle l’Afrique veut construire pour elle-même et pour le monde. Investir dans la jeunesse africaine aujourd’hui, c’est investir dans notre souveraineté technologique, notre développement économique, notre résilience et, surtout, dans notre capacité à construire une Afrique qui ne subit pas les transformations technologiques, mais qui en devient pleinement actrice".Conduite par le son Coordonnateur Bienfait-Éric Nsibula Kahasha, le délégation de la Dyjekim est composée de 5 délégués parmi lesquels une femme, preuve de la prise en compte de la question liée au genre, l'un des objectifs de ce dialogue continental étant celui d'étendre les réflexions à la place des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, mais aussi le lier les enjeux de paix au développement durable, à l'eau et au leadership.Signalons que ce rendez-vous de Bujumbura est aussi et surtout un Appel à l'Action visant à transformer les discussions en engagements responsables et durables pour la jeunesse, impliquer activement les femmes comme conseillères et actrices de paix face aux conflits armés et lutter contre le chômage, la pauvreté et l'insécurité alimentaire par l'innovation et l'entrepreneuriat.Patriote Benz Bwanakawa