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Kinshasa Proximité

Jean-Serge Tshiben : "La convoitise exacerbée du régime Tshisekedi contre les biens de Joseph Kabila : Une Honte Nation

La République traverse aujourd’hui une séquence politique d’une gravité alarmante, marquée par un acharnement systématique d’un régime contre un homme, ses biens, son héritage et tout ce qu’il représente dans l’histoire institutionnelle de notre pays

Jean-Serge Tshiben : "La convoitise exacerbée du régime Tshisekedi contre les biens de Joseph Kabila : Une Honte Nation
La République traverse aujourd’hui une séquence politique d’une gravité alarmante, marquée par un acharnement systématique d’un régime contre un homme, ses biens, son héritage et tout ce qu’il représente dans l’histoire institutionnelle de notre pays. Après le tumulte orchestré autour du dossier controversé des blocs pétroliers, initié jadis par Didier Budimbu, ancien ministre des Hydrocarbures, voici désormais surgir une nouvelle offensive politique, aussi inquiétante qu’utopique, portée cette fois par la ministre des Affaires foncières, O’Neige N’Sele Mimpa.Derrière cet activisme administratif précipité se dessine une volonté manifeste d’expropriation ciblée, menée dans une opacité juridique troublante, sans jugement préalable, sans procédure transparente, sans fondement légal solide et en violation flagrante des principes fondamentaux régissant l’expropriation pour cause d’utilité publique. Ce qui devait relever de la rigueur républicaine bascule dangereusement dans l’arbitraire politique et la persécution institutionnelle.Le peuple congolais n’est pas dupe. La véritable motivation de cette agitation gouvernementale se trouve ailleurs. Après l’affaire des blocs pétroliers, après les accusations fantaisistes liées à des armes prétendument découvertes, après une succession de mises en scène politiques humiliantes orchestrées dans une impunité inquiétante, le régime semble désormais engagé dans une croisade méthodique visant à fragiliser un citoyen congolais et ancien Chef de l’État : Joseph Kabila Kabange.Au-delà des violations évidentes du droit foncier et des règles encadrant l’utilité publique, il convient de rappeler à la ministre des Affaires foncières que le Parc de la Vallée de la N’Sele ne constitue pas un simple espace foncier ordinaire que l’on peut annexer par un arrêté signé dans la précipitation d’un cabinet ministériel. Ce site représente un patrimoine écologique, scientifique, touristique et environnemental d’une valeur inestimable pour la République démocratique du Congo.Classé parmi les espaces à haute importance environnementale, ce parc animalier abrite des écosystèmes sensibles, des corridors biologiques stratégiques, des espèces protégées et plusieurs animaux menacés d’extinction. Il constitue également une zone écologique surveillée et protégée par l’ICCN, avec l’appui des normes internationales définies par l’UICN et soutenues par les mécanismes universels de préservation de la biodiversité promus par l’UNESCO.Ignorer ces paramètres environnementaux, topographiques et scientifiques révèle soit une incompétence administrative préoccupante, soit une volonté politique délibérée de nuire à la famille Kabila, au mépris des intérêts supérieurs de la nation.Aucun État sérieux ne peut envisager une intervention sur un site écologique aussi complexe sans études d’impact environnemental approfondies, sans concertation interinstitutionnelle, sans expertise scientifique indépendante et sans coordination avec les structures nationales et internationales de conservation. Une telle décision ne saurait dépendre du simple volontarisme d’un ministère agissant dans l’émotion politique ou la logique de règlement des comptes.Sur le plan social, les conséquences d’un tel projet seraient dramatiques. Le Parc de la Vallée de la N’Sele représente un véritable poumon socio-économique. Plus de cinq mille Congolais y travaillent quotidiennement dans des secteurs stratégiques : tourisme, agriculture, élevage, conservation animale, restauration, sécurité environnementale, gestion énergétique et développement des énergies renouvelables.Détruire ou déstabiliser cette infrastructure reviendrait à précipiter des milliers de familles dans la précarité, à fragiliser l’économie locale et à compromettre des années d’investissements humains et écologiques. Un gouvernement responsable ne peut, au nom de calculs politiques éphémères, sacrifier des emplois stables et menacer l’équilibre social de milliers de citoyens.L’argument de l’extension de la ville de Kinshasa apparaît dès lors comme un prétexte politique grossier, un écran de fumée administratif destiné à légitimer une entreprise de nuisance ciblée. Ce projet improvisé ressemble davantage à une opération de propagande qu’à une véritable politique d’aménagement du territoire.La gouvernance publique exige pourtant de la hauteur, de la méthode et de la vision stratégique. Gouverner un État ne consiste pas à signer des arrêtés motivés par la flatterie politique, la passion partisane ou la haine personnelle. Gouverner, c’est anticiper, étudier, consulter, planifier et agir avec responsabilité.Il est important de rappeler quelques réalités topographiques essentielles. La ville-province de Kinshasa couvre une superficie d’environ 9 965 km², dont plus de 7 948 km² se trouvent principalement dans les communes de Maluku . La commune de la N’Sele elle-même dispose d’une superficie d’environ 898 km². Ces données démontrent clairement que les possibilités d’expansion urbaine existent déjà ailleurs, notamment à Maluku, où plusieurs études scientifiques, rapports techniques et projets d’aménagement sont archivés depuis des années au niveau des institutions compétentes.L’absence de maîtrise des données stratégiques constitue une faute grave pour toute autorité publique. Le projet d’extension de Kinshasa ne date pas d’aujourd’hui et encore moins de l’actuelle ministre. Il s’agit d’un chantier ancien, complexe et multidimensionnel, nécessitant des études géographiques, urbanistiques, environnementales et démographiques approfondies.L’avenir de Kinshasa exige une vision moderne, cohérente et durable, capable de transformer la capitale congolaise en une métropole africaine organisée, attractive et écologiquement viable. Mais ce défi historique ne peut être relevé dans la précipitation, l’amateurisme administratif ou les règlements de comptes politiques.En définitive, le développement harmonieux d’une nation repose sur la continuité de l’État, le respect des institutions, la stabilité juridique et la protection des intérêts collectifs. Le développement d’un pays est une œuvre titanesque qui exige de la maturité politique, de la compétence technique et une conscience nationale élevée. Rien de durable ne se construit dans la haine, l’acharnement ou l’improvisation.Par : le compatriote résistant, engagé pour un développement harmonieux de la République démocratique du Congo et fidèle aux idéaux du kabilisme.Patriote Benz Bwanakawa